Histoire du Parc du Grand Blottereau

Un domaine seigneurial

Le lycée occupe aujourd’hui une partie du parc du Grand Blottereau. C’est le parc le plus important de Nantes avec une superficie de 38,5 hectares. Mais, à l’origine, c’était un domaine seigneurial qu’on situe déjà comme tel en 1360.

Il prend de l’importance dans l’histoire de Nantes au 18ème siècle : à cette époque, c’est Gabriel Michel, directeur de la Compagnie des Indes qui en est propriétaire et il y fait construire sa « folie » entre 1742 et 1747.

C’est ainsi qu’on appelle les châteaux construits par la bourgeoisie nantaise aux alentours des bords de la Loire. A la fin du 19ème siècle, le Grand Blottereau appartient à Thomas Dobrée, descendant d’une riche et influente famille d’armateurs.

Comme il est le dernier représentant de sa famille, lorsqu’il meurt, Thomas Dobrée confie sa fortune à son ami Durand-Gasselin, le nommant légataire universel pour gérer ses nombreux biens. Le Grand Blottereau lui est donc cédé avec pour seule condition d’en faire un espace vert, ouvert à tous et d’y développer la culture et la conservation des plantes exotiques.

Un domaine au service du public

A partir de cette période, le parc et aussi son château ont une vocation de service public. Dès 1902, la Chaire d’Agronomie Coloniale de l’Ecole de Commerce s’installe sur le site. La construction des serres tropicales, d’un jardin tropical et aussi d’une vacherie sont lancés. Cette dernière produit du lait destiné aux œuvres sociales de la ville.
Lorsqu’Hippolyte Durand-Gasselin meurt à son tour en 1905, le parc est légué à la ville de Nantes à condition que soit créée une école coloniale comprenant un jardin botanique de plantes tropicales ainsi qu’un musée colonial dans le château. Le reste du parc devra être transformé en parc public.

Pendant la première guerre mondiale, 10 hectares du domaine sont mis à la disposition des autorités militaires qui y installent des cantonnements et un hôpital du Corps Expéditionnaire Américain.
Entre les deux guerres, ces baraquements sont réaffectés au logement de familles nécessiteuses.

Au début de la deuxième guerre mondiale, ce sont des compagnies britanniques (anglaise et écossaise) qui y sont logées ; puis c’est au tour d’une compagnie allemande de l’occuper. De nouveaux baraquements sont construits (à l’emplacement des installations sportives actuelles) et même un blockhaus à proximité du château.
A la libération, le château est affecté aux « Enfants et Massacrés des Fusillés » et les baraquements hébergent des sinistrés.

Ces baraquements permettront encore d’accueillir des rapatriés d’Algérie en 1962.

Une infrastructure horticole

En parallèle à ce rôle d’hébergement, la municipalité de Nantes regroupe dans l’ancien domaine du Grand Blottereau toutes les infrastructures publiques liées à la production horticole. Dès 1927, le Fleuriste Municipal est transféré du Jardin des Plantes sur deux hectares du Parc du Grand Blottereau.

En 1952, c’est la Pépinière Municipale anciennement installée au Parc de Procé qui emménage sur une parcelle d’une superficie de neuf hectares.

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